Cashback

Publié le par Alban

Bonjour à tous !

And now last but not least : la critique de "Cashback" le premier long-métrage de Sean Ellis, ancien photographe de mode ! Présentation.

Synopsis : Ben Willis, étudiant aux Beaux-Arts, se fait plaquer par sa petite amie Suzy. Devenu insomniaque suite à cette rupture, il se met à travailler de nuit au supermarché du coin. Là, il fait la connaissance de quelques personnages hauts en couleur qui cultivent, chacun à sa manière, l'art de tromper l'ennui pendant les longues heures de travail. L'art de Ben consiste à imaginer qu'il suspend le temps, ce qui lui permet d'apprécier la beauté du monde "en mode pause" et des êtres qui le peuplent. Il est particulièrement sensible au charme de Sharon, la discrète caissière qui détient peut-être la clé de ses insomnies.

Au commencement était « Cashback », sympathique court-métrage original de 17 minutes qui fut nominé aux Oscars 2006. Ce court-métrage brillant se suffisait largement à lui-même mais Sean Ellis, son réalisateur, décida alors de l’utiliser comme un tremplin et décida de « fabriquer » des extensions au film afin d’en faire un long-métrage complet de 1h30. Qu’est ce que cela donne ? Eh bien j’avais vu le court-métrage original et on le retrouve bien comme pièce centrale de ce long-métrage avec des extensions pas si bêtes que ça. Contrairement à ce que certains critiques (qui a dit tous ?) ont pu penser, je ne pense pas que Sean Ellis se soit contenté de faire du remplissage en usant d’un concept  jusqu’à l’os afin de rogner des minutes supplémentaires.

 

Non, cet objet intriguant qu’est Cashback le long, est passionnant et on peine à s’imaginer le court-métrage seul après la projection tant les nouveaux éléments apportés sont essentiels et permettent de creuser la psychologie du personnage de Ben, paumé après s’être lâchement fait plaquer par sa resplendissante copine. Ben, pour qui la beauté féminine a toujours été une obsession n’arrive plus à dormir et il décide d’utiliser ses 8 heures de bénéfice à travailler dans un supermarché au personnel haut en couleur (à commencer par son patron, interprété par l’excellent Stuart Goodwin). Pour tuer le temps il s’imagine qu’il peut arrêter le temps et en profite pour dénuder les clientes afin de mieux les dessiner. Alors oui c’est un peu voyeuriste et sexy mais jamais pornographique ni gratuit. Sean Ellis aime les femmes et il les sublime.

 

On retrouve après d’autres séquences fameuses comme cette partie de foot endiablée totalement hilarante entre supermarchés concurrents. Sean se prend alors d’affection puis d’amour pour la jolie caissière Sharon. Et l’on suit alors les difficultés de leur histoire. Sean Ellis filme le tout avec une grande poésie et atteint parfois des sommets visuels même si il en fait néanmoins parfois un peu trop. En bref ? Cashback est une sorte de comédie romantique inclassable, une véritable ôde à la beauté féminine et réflexion sur le temps qui passe et le tout est traité avec un humour plus ou moins raffiné mais qui a le mérite de ne pas laisser indifférent. Un premier long certes un peu naïf et racoleur mais qui vaut le détour, bon divertissement à la clé !

Publié dans Critiques de films

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