Compte-Rendu du Festival du Film Asiatique de Deauville - JOUR 4

Publié le par Alban

Jour 4

 

Récit tardif du dernier jour de la compétition Deauvillaise, en traînant un peu les pieds, faute à la vision de trois films inégaux. Petit tour de la question. 

 

My daughter

 MY DAUGHTER 1


Premier film du jour à 9h30 du matin. Quelques minutes plus tard, on a l’occasion de finir correctement sa nuit. Autant vous le dire tout de suite, le film ne dure qu’une heure et dix-huit minutes mais on a l’impression de passer quatre heures sur une chaise de torture, surtout ceux qui n’auront pas réussi à s’endormir (ils se reconnaîtront). Pour ma part, d’après mes calculs approximatifs, je n’ai dû voir qu’environ dix-huit minutes. Le format 16/9ème en DV pourrie sur grand écran, je ne suis toujours pas fan. N’est pas Lynch qui veut (cf Inland Empire, véritable petit bijou dans le genre).

 

Il faut dire qu’on nous annonce la couleur dès le début. Après un début poétique sur le réveil sensuel d’une jeune fille, nous la voyons aller récupérer sa mère, que l’on comprend vite folle, au milieu d’un champ de ruines. Quelle subtilité ! Inutile d’être un grand analyste filmique pour comprendre que le champ de ruines en question (seul véritable intérêt anecdotique du plan) représente la relation des deux femmes et notamment la psychologie dévastée et instable de la mère. Du cinéma pseudo auteuriste intello-bobo-significo- chiant (rayez la mention inutile) en voilà !

 

On comprend même pourquoi il repart avec un prix de la critique internationale tant il recoupe les « qualités » inhérentes aux films lauréats de ce genre de prix : absence de dialogues, filmé en DV, venant de Malaisie et ressortant la petite panoplie parfaite des plans significatifs, évocateurs et académiques que l’on vous enseigne en école de cinéma. Oui mais voilà, le problème c’est que l’on a l’impression que sa réalisatrice n’y est jamais passée par cette école, au vu de l’utilisation pitoyable faite du son et de l’image, de la platitude extrême de la mise en scène et j’en passe…

 

Notez au passage que le film n’a quasiment aucun dialogue et qu’à la place, nos deux héroïnes se contentent de vomir leurs petits-déjeuners respectifs à plusieurs reprises en guise de méthode de communication (et pour nous montrer qu’elles vont maaaaaal ! Oh mon dieu !).

 

En bref, je suis bien content d’avoir piqué ma sieste.

 

The eternal

 THE ETERNAL 1


N’est pas Bergman qui veut. C’est ce que nous prouve ce réalisateur indien qui nous assomme avec ses deux heures de chronique familiale inintéressante sur fond de mise en abyme cinématographique (le père et le fils étant réalisateurs, la mère actrice, mais que fait la grand-mère et surtout la police ?). Tous les ingrédients du bon film chiant et prétentieux sont réunis et si on ne s’en doutait pas avant, la première séquence du film, pseudo-dialogue de sourd sur l’avènement du cinéma numérique remplaçant peu à peu la pellicule, nous annonce la couleur ambiante.

 

Si vous y ajoutez d’innombrables lignes de dialogues inintéressants au possible, un quasi huis-clos dans une maison familiale (qui durera plus de la moitié du film), des flashbacks en veux tu en voilà, et des acteurs globalement mauvais, je vous laisse imaginer le supplice enduré. Justice est donc faite, car je n’ai pas pu m’endormir, au contraire de mes compagnons qui eux étaient restés éveillés pour My daughter. Rétrospectivement je regrette presque.

 

Inutile de s’apesantir sur ce poids lourd de l’ennui, où à vouloir nous faire de grandes leçons de morale sur le cinéma et la vie, on en oublie tout simplement de raconter une histoire. Et ça c’est pas très cool pour le festivalier.

 

Sawasdee Bangkok

 Sawasdee Bangkok 3


On enchaîne avec un film collectif, constitué de quatre court-métrages réalisés par des metteurs en scène différents. Comme tout film à segments qui se respecte, les différentes parties sont inégales entre elles. Petit tour du propriétaire.

 

Le premier segment s’intéresse à une aveugle vivant sous un pont à Bangkok. Le segment est malheureusement inégal, proposant pourtant quelques beaux rebondissements malheureusement effacés par un traitement un peu poussif, répétitif et niais… Mais le tout reste assez mignon et doté d’une chute discutable mais plaisante. Pas génial donc mais pas insupportable.

 

Le second segment nous propose de suivre un ingénieur du son et son meilleur ami qui veut reconquérir sa petite amie (si mes souvenirs sont bons). Cela s’annonce franchement pas mal mais je m’endors malgré tout faute à un manque cruel d’action et de son (un comble !). Je suis rassuré en apprenant à la fin de la séance que nous avons pour la plupart tous flanchés sur ce segment, exactement au même moment ! Comme quoi il n’y a pas de hasards…

 

Le troisième segment est plutôt plaisant, nous contant la rencontre d’un jeune homme avec une prostituée de son âge et la ballade qui s’en suit dans Bangkok la nuit. Au programme du romantisme, de la poésie et c’est plutôt agréable, jusqu’à une chute en demi-teinte, qui force la relecture et qui conclut de manière assez brutale (ce qui ne m’a pas déplu) la partie.

 

Le quatrième et dernier segment est de loin le plus abouti selon moi. Quelques petites expériences formelles sympathiques comme le point de vue subjectif d’une femme saoule parsèment le film. L’histoire est sympathique et se suit agréablement. Elle flirte parfois de très près avec le pathos et la morale facile mais finalement le réalisateur s’en sort plutôt bien en arrivant à garder la bonne distance et à ne pas trop en faire ce qui sauve le segment du coulis sirupeux insupportable qu’il aurait pu devenir.

 

Notons qu’après le générique de fin nous avons droit à la diffusion d’une vidéo making of musicale où l’équipe technique de ce dernier segment s’adonne à des danses absurdes. Ça vaut le détour, ne serait-ce que pour voir à quel point ils sont défoncés… Un vrai moment de bravoure.

 

Et pour finir ce compte-rendu, l’immanquable palmarès personnel et donc déviant de ce 12ème festival du film asiatique de Deauville !

 

Le Palmarès Déviant de Deauville 2010

 

Prix du « Speed-dating » décerné à la réalisatrice de All to the sea qui a réussi à nous raconter sa vie entière en 7 minutes chrono, traduction comprise, avant la projection de son film nanardesque. Bravo.

 

Prix de « la projection dégueulasse » décerné au CID et son équipe de programmation pour avoir réussi à nous diffuser un horrible screener de Chengdu I love You, au bout d’une heure trente, on est partagés entre l’envie de pleurer, de gerber ou de mourir. Merci.

 

Prix de « la mort la plus stupide » décernée au héros Calf du film Bad Blood, poignardé dans le dos en pleine partie de badminton. Ridicule.

 

Prix de « l’ennui mortel » et Prix de « la meilleure sieste » décernés au film My Daughter. Plus chiant que ça, tu meurs. Littéralement.

 

Prix du « meilleur cri de désespoir » décerné à la grand-mère dans Bad Blood qui nous sort un cri proche de celui d’une chèvre en rut. Irrésistible.

 

Prix du « ralenti 30 millions d’amis » décerné à All to the sea pour son ralenti final sur la plage. Un moment poignant. Si, si, vraiment.

 

A l’année prochaine !

Publié dans Festivals

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