Transylvania

Publié le par Alban

Re- bonjour !

Suite des articles en retard avec le nouveau Tony Gatlif qui était projeté en clôture du festival de Cannes de cette année... J'appelle à la barre : "Transylvania" !

On ne change pas la coutume : une brève présentation avant de donner mon avis ;-)


Synopsis : Zingarina n'est pas tsigane. C'est une jeune femme rebelle. Elle part avec son amie Marie en Transylvanie pour retrouver l'homme qu'elle aime.Marie ne lâche jamais Zingarina, car elle sait qu'elle est capable de tout. Imaginez tout ce que vous voulez, Zingarina l'a fait.C'est à la grande fête d'Hérode, cérémonie surréaliste païenne, que Zingarina retrouve l'homme qu'elle aime. Dans la folie, dans le bruit, dans la musique, dans l'ivresse de la fête, elle apprend qu'elle est seule au monde, encore une fois sans amour, maintenant sans repère, sans attache.Elle se sépare de son amie Marie, du poids du passé, pour renaître plus loin avec un autre homme, Tchangalo, un personnage énigmatique, un homme seul, libre, sans frontières, sans maison, parlant plusieurs langues avec un accent.

Voici donc arrivé sur nos écrans le nouveau film de Tony Gatlif après sa flamboyante victoire du prix de la mise en scène à Cannes en 2004. Un évènement et une fête donc. Fête comme les nombreuses fêtes qui jalonnent ce nouveau film : nouvelle ôde à la culture tsigane, à la liberté, à la vie. Et surtout une superbe histoire d'amour où 2 solitudes, 2 âmes en peine se retrouvent, tentent de s'apprivoiser et finalement finissent par s'aimer à leur façon.

Ce sont de vrais sens de la fête, de la musique et surtout de la mise en scène qui parcourent ce film. En effet, une nouvelle fois la mise en scène de Tony Gatlif est très aboutie. Et les acteurs sont tous formidablement choisis. On sent qu'ils prennent un vrai plaisir à être là et à incarner ces personnages atypiques en quête du bonheur à travers une vie simple, jalonnée d'obstacles mais qui les mène vers la liberté et la joie. Mention spéciale à Asia Argento, surprenante, et Birol Unel, irrésistible. Tous deux s'abandonnent littéralement à leurs personnages se laissant prendre au jeu et diriger par un Tony Gatlif au meilleur de sa forme.

Le film est assez beau, a un peu de mal à rentrer dans son sujet véritable mais néanmoins on ne s'ennuie pas ou presque pas : je concède qu'il y a quelques longueurs encore (ça vient de moi ou quoi ???) mais franchement ça passe tout seul. Si on accepte de rentrer dans l'univers de Gatlif on suit le parcours de nos personnages qui n'est pas dénué d'humour (loin de là !) et ce qui donne une empathie très grande envers ces personnages perdus dans leur vie mais libres et qui partagent leur solitude afin de trouver la rédemption ensemble. Le tout donne de très belles scènes parfois très poétiques.

Je ne m'étendrais pas plus sur le sujet. Il faut voir Transylvania pour comprendre et il faut le voir tout court. C'est un film beau, emprunt d'un vent de liberté, un film nécessaire, une formidable ôde à la vie. Qu'est ce que vous faites encore là ? Filez donc le voir !

@ bientôt pour les 2 derniers articles en retard qui concernent les avant-premières exclusives auxquelles j'ai assisté. A la clé : Emmanuelle Béart, Leonardo Di caprio et Martin Scorcese.


Alban.

Publié dans Critiques de films

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

moun 14/10/2006 13:57

Oui moi lors des extraits que j'avais vu au ciné ce film ne m'avais pas trop accroché alors je vois que toi il t'a plu on peu pas aimer tous la même chose.