Les petites vacances
Au tour de la critique de "les petites vacances" d'être publiée. Pour information le scénario de ce fim à été co-écrit par et avec l'aide de deux de mes profs. Présentation.

Premier long-métrage d’Olivier Peyon, « les petites vacances » est plein de bonnes intentions et tente l’approche d’un sujet original à savoir la crise existentielle d’une grand-mère à priori irréprochable, ce qui va l’amener à « kidnapper » ses petits-enfants. La réalisation est soignée et la lumière est parfois très travaillée ce qui donne au film une ambiance particulière. Les cadres sont particulièrement travaillés mais dans le vide car aucune signification là derrière si ce n’est de vouloir faire du « beau ». Il y a de la bonne volonté mais bon… De grands acteurs jalonnent le film : Bernadette Lafont, Claude Brasseur… mais pourtant il semble manquer le petit plus qui pourrait faire décoller leurs prestations.
Après un début intéressant et prometteur, aussi bien au niveau de la mise en scène que du scénario, le film se répète et semble copier-coller ses scènes en y changeant quelques données, jalonnant le parcours de deux ou trois scènes censées caractériser le personnage de Danielle. Comme par exemple cette « maladie » dont semble souffrir Danielle mais qui est juste posée là sans être développée. Voilà le problème : on peine à comprendre les motivations de Danielle et ce qu’elle cherche à obtenir. Il en résulte un ennui assez grand et le film qui dure une petite heure et demie semble en durer le double…
On a l’impression de se déplacer dans des scènes décousues où l’intrigue piétine peut être car au fond il n’y en a pas vraiment si ce n’est de vouloir dresser un portrait d’une grand-mère en crise qui regarde vers son passé avec regrets. Le tout culmine dans un final assez étrange qui nous laisse sur notre faim. Dommage il y avait là du potentiel mais je n’ai visiblement pas su l’apprécier à sa juste valeur. Frustrant.