Azul (oscuro casi negro)

Publié le par Alban

Bonjour à tous !

A peine rentré en période d'examens, eh bien je tente de remettre à jour le blog au niveau critiques de films. Travail titanesque vu le peu de temps libre que j'ai et que je dois consacrer plutôt aux révisions et à mes quelques projets importants qu'au blog (malheureusement). Une dizaine de critiques en retard en tout. Elle risque donc d'être plus courte que d'habitude pour me permettre de rattraper doucement mon retard. Une à deux critiques par jour seront publiées dans les jours qui viennent si tout va bien. Alors restez à l'écoute (si je puis dire...) !

On (re)commence avec Azul, un film espagnol ! Présentation.


Synopsis : Jorge, malgré un master de gestion, a dû reprendre le travail de concierge de son père handicapé et s'occuper de lui à plein temps. Son frère ainé, Antonio, est en prison. Natalia, la fille qu'il aime depuis l'enfance, est revenue vivre dans l'immeuble. Son meilleur ami, Israël, passe son temps sur le toit à espionner les voisins découvrant ainsi que son propre père fréquente le salon de massages coquins d'en face. Tout bascule pour Jorge quand Antonio, sorti de prison, lui demande un étrange service : mettre enceinte, à sa place, Paula, sa petite amie restée en prison...

Le cinéma espagnol a toujours été intéressant à suivre. On ne cite bien sûr pas le très grand Almodovar qui fait de l'ombre aux autres réalisateurs de son pays. Mais de temps en temps on voit émerger de nouveaux talents. C'est le cas du réalisateur d'Azul. Premier long-métrage pour Daniel Sanchez Arévalo qui signe un film remarquable. Il faut dire qu'il n'ets pas vraiment un amateur : diplômé d'un master de gestion puis d'un master de cinéma obtenu dans la prestigieuse université de Columbia à New-York, il a déjà réalisé une douzaine de courts-métrages qui ont connus un grand succès et qui lui ont permis de réaliser Azul.

Le film possède de grandes qualités à commencer par son scénario qui comprend nombre de situations loufoques et légères et qui fleure bon la jeunesse même si le ton global est tragique. Azul, c'est le portrait d'une société dans laquelle rien ne bouge et où tout dépérit lentement. Face à ce constat deux jeunes hommes tentent de faire face, de braver leur destin et de tout faire pour s'en sortir, avec plus ou moins de réussite selon les cas. Azul est un film social d'une grande justesse qui montre que les jours meilleurs sont probablement derrière nous. Mais face à cetet situation âpre, le cinéaste fait un joli contrepoint en la traitant avec ironie et burlesque.

Le film est lyrique parfois même poétique, doté d'une grande puissance romanesque mais on ne tombe jamais dans l'exagération. Azul est un film juste, dont la mise en scène et les situations sont remaquablement bien maîtrisés. L'aspect général du film montre un très beau travail sur la lumière et l'étalonnage, lui conférant cet aspect désaturé et mélancolique qui caractérise le propos sous jacent du film. Le montage, efficace, colle les histoires et les entremêlent mais sans jamais nous perdre, conférant à chaque nouvelle scène une puissance plus importante que la précédente. Le film est porté par des comédiens au top qui livre de très belles prestations à croire que les rôles ont été écrits sur mesure. Azul peut être vu comme une ôde à l'espoir. Une chose est sûre il peut en faire naître dans la tête de son réalisateur qui se révèle être très prometteur et qui, gageons-le, n'aura aucun mal à tourner un deuxième film. Un conseil ? Ne le ratez pas !

Publié dans Critiques de films

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