Les ambitieux

Publié le par Alban

Bonjour à tous !

Voici la critique d'un film français (eh oui j'en ai vu pas mal ces temps-ci ça change !) répondant au doux nom de "les ambitieux". Un film de Catherine Corsini. Présentation.

 

Synopsis : Julien est un jeune auteur qui rêve d'être édité. Il réussit à obtenir un rendez-vous avec une éditrice redoutable Judith Zahn. Celle-ci ne lui reconnaît aucun talent mais le trouve à son goût. Il se laisse séduire et devient son amant. Un soir, par curiosité, il fouille dans ses affaires et découvre une histoire qui le passionne, l'histoire du père de Judith, révolutionnaire des années 70 mort au combat en Amérique du Sud. Julien décide d'en faire un livre sans rien en dire à Judith. Quand il lui montre le manuscrit, elle se sent volée, trahie... Elle lui interdit de le publier et rompt avec lui.  Il passe outre. Le livre est un énorme succès. Furieuse, Judith se sert d'un stratagème pour faire tomber Julien. Mais sa vengeance accomplie, elle ne la savoure pas comme elle l'espérait...

Le film de Catherine Corsini est un film inventif basé sur la dualité. Dualité des personnages car il s’agit bel et bien d’un duo auquel nous avons affaire. Mais dualité psychologique de ces derniers aussi. Ils ne sont pas vraiment ce que l’on croit qu’ils sont. On imagine Judith come redoutable et sans cœur ce qui se révèlera être une façade pour cacher sa sensibilité et sa faiblesse. On imagine Julien comme naïf, un peu bête, parfait dominé et rêveur mais sous ces apparences se cachent un homme redoutable et un écrivain au grand talent. Bref les personnages sont deux, par le nombre certes, mais ils sont deux en eux-mêmes dans une sorte de schizophrénie latente que les péripéties du film aident à révéler et à amplifier. Les visages et les attitudes changent. Les masques tombent, la véritable identité se révèle.


Il fallait donc de bons acteurs pour interpréter ces personnages complexes et en crise avec la palette d’émotions nuancées que cela nécessitait. Ces acteurs ont les trouve en la personne d’Eric Caravaca et Karin Viard tous deux formidables et extrêmement justes. Le film lui aussi a un double visage, oscillant subtilement entre comédie et drame. Le tout est rythmé, nuancé et traité avec une certaine efficacité. Il en résulte un film assez conventionnel et pourtant agréable à voir. Un film très « français » mais qui vaut néanmoins le détour.



Publié dans Critiques de films

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Vincent 04/02/2007 12:39

Je trouve ta critique tout à fait juste, j'ai ressenti exactement ça en voyant ce film (sorte de dualité et "schyzophrénie latente" comme tu l'appelles)