Red road

Publié le par Alban

Hello !

Lors du dernier fetsival de Cannes un premier long-mtrage avait particulièrement retenu mon attention de par son histoire et le défi qu'il représentait (un dogme de Lars von trier, j'y reviendrais plus tard). Ce film c'est "Red road" premier long-métrage d'Andrea Arnold, qui remporta l'oscar du meilleur court-métrage en prise de vue réelles en 2005 avec "Wasp". On pouvait s'attendre à un grand cru surtout après que le film ait remporté le prix du jury à Cannes cette année. Verdict après la sempiternelle présentation.


Synopsis : Jackie travaille comme opératrice pour une société de vidéosurveillance. Tous les jours, elle observe une petite partie de Glasgow et protège ainsi les gens qui mènent leur vie sous ses yeux. Un jour, un homme apparaît sur son écran de contrôle, un homme qu'elle ne pensait jamais revoir un jour, un homme qu'elle ne voulait plus jamais revoir. Désormais, elle n'a pas le choix, elle doit lui faire face.

"Red road" est un film qu'il faut absolument replacer dans son contexte. En effet, "Red Road" est le premier film à être produit dans le cadre du concept Advance Party, un  nouveau dogme de Lars von Trier. Ce projet implique que trois réalisateurs développent des scénarii en se basant sur un même groupe de personnages. Les films se déroulent en Ecosse mais, à part cette spécificité, les scénaristes sont entièrement libres de déterminer la situation géographique, la condition sociale ou l'origine ethnique des personnages. Leurs passés peuvent être développés, des relations familiales peuvent être créées entre eux, ils peuvent avoir de bonnes ou de mauvaises habitudes et des personnages secondaires peuvent être ajoutés si cela convient à l'individualité du film. Tous les personnages doivent apparaître dans tous les films. Les différents rôles seront interprétés de la même manière par les mêmes acteurs dans chacun des longs métrages. (source : allociné)

Une fois ce concept mis en place, et au clair, parlons plus amplement du film en lui-même. Commençons par le scénario : ce dernier a été développé au "Sundance Screenwriters Lab" en 2005 qui est une institution du festival  du film indépendant de Sundance aidant  à la réécriture de scénarios. On peut, sans être trop hypocrite, dire que cela se sent. Car  "Red Road" est construit de manière à ce que l'on se demande  sans cesse  quelles sont les causes des actions de notre personnage principal.  La plupart du temps on ne comprend pas ce qui se passe et pourquoi. Certes, cela entretient chez le spectateur le désir de savoir et de découvrir tout ce qui se cache là dessous mais  le film en pâtit aussi dans le sens où le tout devient répétitif et  n'avance que peu, jusqu'à ce que les choses s'accélèrent vers la fin et que l'on connaisse enfin le fin mot de l'histoire.

Cependant, "Red road" n'est pas un mauvais film loin de là. Pour un premier long-métrage il est même plutôt impressionnant. La mise en scène est relativement bien maîtrisée sans être pour autant transcendante, les acteurs sont bien dirigés et livrent de belles interprétations. Le film est superbement mis en lumière, des ambiances colorées très vives et marquées étant travaillés et étant toujours à rapprocher du contexte scénaristique. Un très beau travail du chef opérateur donc.

"Red road" est donc un film inégal, assez répétitif et dont le début en ennuiera plus d'un. Cependant, il possède de grandes qualités aussi. Andrea Arnold nous livre ainsi pour son premier long-métrage un drame poignant autout des thèmes de la culpabilité, du pardon et de la difficulté du deuil.

Publié dans Critiques de films

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