Lady Chatterley

Publié le par Alban

Bonjour à tous !

Voici une nouvelle critique (issue de la longue liste des critiques en retard que j'essaye de rattrapper) qui concerne un film français (ça change non ?) que maprof de revue de presse nous a envoyé voir. La critique ci-dessous étant celle que j'ai rendue ce matin et qui sera notée. Voilà voilou, je vous laisse la lire tranquillement après une petite présentation.


Synopsis : Dans le château des Chatterley, Constance coule des jours monotones, enfermée dans son mariage et son sens du devoir. Au printemps, au coeur de la forêt de Wragby, elle fait la connaissance de Parkin, le garde-chasse du domaine. Le film est leur histoire. Le récit d'une rencontre, d'un difficile apprivoisement, d'un lent éveil à la sensualité pour elle, d'un long retour à la vie pour lui. Ou comment l'amour ne fait qu'un avec l'expérience de la transformation.

Après 10 ans d’absence et quelques projets inaboutis, Pascale Ferran est de retour dans le paysage cinématographique français. Ce retour, la réalisatrice de «Petits arrangements avec les morts » (pour lequel elle avait par ailleurs remporté la caméra d’or à Cannes en 1994)  l’accomplit avec « Lady Chatterley », l’adaptation d’un classique de la littérature érotique, et signe par la même occasion un troisième film épatant.

Dans les rôles principaux nous retrouvons Marina Hands et Jean-Louis Coulloc’h. Tous deux livrent une performance magnifique. Marina Hands jouant à merveille cette femme en quête d’épanouissement qui vivra une vraie transformation et Jean-Louis Coulloc’h, avec ses airs de Marlon Brando, incarne un garde chasse perdu auquel on jurerait l’appartenance physique au bois qu’il habite tant l’homme se présente comme étant une force de la nature. 

De nature il est question dans le film, cette dernière étant omniprésente. Cette nature dans laquelle se retrouvent les personnages afin de consommer leur union illégitime, devient bien plus qu’un simple décor mais représente leurs états d’âme et leur désir. D’où ces nombreux gros plans sur des fleurs au fil des saisons, métaphores de l’épanouissement recherché puis enfin vécu par Constance.

Tantôt la nature les accompagne, tantôt ils en deviennent partie intégrante. Constance et Parkin se retrouvent alors dans les bois tels de nouveaux Adam et Eve dans un paradis perdu. Ils se cherchent et se retrouvent lors de longues étreintes dont la tendresse, la douceur et la délicatesse  n’ont d’égal que la subtilité avec laquelle elles sont filmées. Cette histoire est simple et magnifique, bouleversante et poétique dans son traitement. On aura rarement vu à l’écran un traitement si subtil d’un sujet aussi délicat que l’éveil de la sensualité d’une femme.

Publié dans Critiques de films

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moun 27/11/2006 08:18

Ouah tu me donne envie d'aller le voir. Biz.