Les lumières du faubourg

Publié le par Alban

Bonjour à tous !

Me revoilà sur ce blog pour vous faire partager 2 nouvelles critiques de films que ma prof de revue de presse cinéma nous a envoyé voir au ciné : "Les lumières du faubourg" d'Aki Kaurismaki et "Bamako" d'Abderrahmane Sissako. Commençons par le commencement : le nouveau film de Kaurismaki ! Présentation avant l'action : c'est parti !


Synopsis : Koistinen, gardien de nuit, arpente le pavé à la recherche d'une petite place au soleil, mais l'indifférence générale et la mécanique sans visage de la société se liguent pour briser ses modestes espoirs les uns après les autres.Un groupe de bandits exploite sa soif d'amour et son poste de veilleur de nuit avec l'aide d'une femme calculatrice. Ils organisent un cambriolage dont Koistinen est rendu seul responsable. Et voilà celui-ci privé de son travail, de sa liberté et de ses rêves.

Le nouveau film d'Aki Kaurismaki est le film qui clotûre par la même occasion sa trilogie sur les losers (tout un programme) qui avait été amorcée avec "Au loin s'en vont les nuages" et "L'homme sans passé". Après s'être attaqué respectivement au chômage et aux sans-abris, Kaurismaki explore ici le domaine de la solitude. Et il le fait avec une grande noirceur mais avec une superbe note d'espoir dans le plan final qui a une beauté symbolique précieuse. Sélectionné à Cannes cette année, le film est reparti bredouille. Dommage mais on peut le comprendre vu les autres films qui étaient en compétition.

En effet, il nous donne à voir une histoire très dure où son personnage principal n'est pas au bout de ses peines. C'est un gentil naïf qui se fera avoir par une femme manipulatrice à souhait. On se prend alors très vite d'empathie pour ce personnage de perdant qui a beau se débattre dans la vie mais qui en revient toujours au même point. Le film proche du muet montre qu'il n'y a pas besoin de dialogues pour faire une bonne histoire. En ce sens il faut noter une superbe interprétation de l'acteur principal qui semble être né pour le rôle avec son expression faciale si dure et particulière de perdant. Comment ne pas se prendre de sympathie pour lui ? On pense de suite à Chaplin ou à Keaton. Chapeau (si je puis dire). La bande originale du film est certes mineure par sa durée mais majeure par sa diversité et par l'intensité qu'elle procure aux images.

La mise en scène, assez épurée mais jamais simpliste, montre qu'il n'y a pas besoin de renforts d'effets en tout genre pour faire un beau film. On notera plus particulièrement la beauté des plans et la majesté de la lumière des scènes. Superbe lumière donc, qui est bien sûr à mettre en relation directe avec le titre du film.On aura rarement vu un film à la tonalité aussi sombre être aussi bien éclairé ! Joli contre-point. Malgré son histoire assez sombre le film est d'une poésie rare. Je n'ai pas grand chose d'autre à dire à part que j'ai beaucoup apprécié ce film. En plus il est assez court donc vous n'aurez pas le temps de vous ennuyer. Si vous vous sentez prêt n'hésitez pas à y aller, vous passerez à coup sûr un bon moment. Un beau film sur l'espoir et la nécessité de ne jamais baisser les bras malgré les coups du sort.

Publié dans Critiques de films

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