"Point mort" : le film

Publié le par Alban

Bonjour à tous !


Voici comme annoncé dans mon article précédent le film "Point mort" que Julien  Delacre et moi avons co-réalisé durant la troisième édition de "faire un film en 48 heures : Paris". Il est interprété par Joëlle Bagard et William Prünck.

Un petit rappel des contraintes :

Genre : Road movie
Personnage imposé : Jean Maqua, inspecteur
Objet imposé : Un parapluie ouvert
Ligne de dialogue imposée : "Si c'est pas malheureux ça"

Voici donc ce que nous avons imaginé à partir de ces contraintes... Nous attendons vos commentaires avec impatience. Petite précision : les problèmes de son sont toujours bel et bien présents.

Bon visionnage !




PS : Le film sera aussi diffusé d'ici un ou deux jours sur le site d'Eyeka où vous pouvez voter pour le meilleur film, l'élu remportant le prix du public eyeka et la modique somme de 500 euros... On compte sur vous pour nous soutenir !

Publié dans Court-métrage

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Jean-Charles OBERLÉ 27/11/2007 01:39

Désolé d'avoir essayé de rester honnête et fidèle à mes impressions après avoir vu le film. Je vois bien que tu m'en veux quand même un peu et que ma remarque ne t'a pas fait terriblement plaisir. Mais j'aurais très bien pu ne pas réagir ou dire que c'est un chef d'oeuvre, mais cela n'aurait-il pas été le masque de l'indifférence et/ou de la lâcheté. Aussi je te prie de m'excuser si cela t'a blessé. Si mes intentions avaient été mauvaises, je me serait abstenu de passer un certain temps pour écrire un tel pavé et je n'ai jamais douté que vous connaissez vos cours de français du collège sur le bout des doigts, à force de les avoir entendus durant plusieurs années. Je comparais juste ces quelques petites règles avec le plan de votre film. Il est vrai que dans mon dernier commentaire, je n'ai pas été très précis sur mon avis, c'est pour remédier à cela que je compte à présent intervenir:

48 heures pour faire un film, c'est sûr, c'est pas de la tarte ! Pourtant, quelques braves illuminés, amoureux du septième art ont essayé, dans le cadre d'un festival qui récompense les rares équipes qui sont parvenues tant bien que mal au bout de leur projet. Alban Ravassard et Julien Delacre ont relevé le défi. D'ailleurs, les journées devaient être si longues qu'au terme de ces deux journées acharnées, leur visage devait sans doute ressembler à celui de "Joëlle Bagard", personnage principal à l'identité mystérieuse, pour qui une petite halte sur une aire d'autoroute semblait s'imposer. Par hasard elle fait la rencontre d'un drôle d'énergumène... Le scénario exploite avec originalité les contraintes imposées par le règlement du festival, pourtant pas si évidentes à respecter. L'interprétation est surprenante et bien dirigée malgré des dialogues parfois maladroits qui perdent en crédibilité. Mais si quelques notes d'humour et des plans astucieux surprennent agréablement, d'autres prises moins raisonnables ne trouvent pas de véritable justification et tendent à être trop longs, voire agaçants, traînant davantage une intrigue d'emblée un tantinet trop lourde et qui se résout dans les dernières secondes. La chute est trop arrogante, voire prétentieuse par rapport à son développement.

Une idée intéressante et des astuces amusantes pour une intrigue qui ne convoque pas les passions. C'est avec un pouce sur le bouton stop de la télécommande que l'on parvient à bout de ce road movie pourtant bien intentionné. 48 heures pour faire un film, cela plaide en faveur de l'équipe, mais cela n'excuse pas tout pour autant. (6,5/10, dont 1,333333 points pour le respect des consignes)

Pourquoi, dès les premiers instants, j'ai eu envie de connaître le destin de Jason Bourne, sans jamais une envie de décrocher, saisi à chaque instant ? Pourquoi "savoir" devient un besoin, une obsession ? Quelle est la recette qui rend un spectateur (presque) dépendant à film? Et pourquoi, cela n'a-t-il pas marché avec moi dans "Point Mort", malgré toutes les qualités du film ? J'ai pris un exemple au hasard, un des derniers que j'ai vu sur grand écran. Si tu ne partages pas mon avis, essaye de faire la comparaison avec un film qui t'as marqué toi.

Je sais bien que le cinéma n'est pas un produit de grande consommation, mais si le film ne m'intéresse pas dès le départ, ne m'accroche pas au sujet, je n'ai aucune raison de poursuivre la lecture. Je ne dormirai pas moins bien la nuit si je ne sais pas la fin. Je regarde souvent des films amateurs sur Internet et dans de telles conditions, en général, je ne regarde pas jusqu'au bout, même si les effets spéciaux sont dignes d'un George Lucas (par exemple). Je rate peut-être la meilleure des histoires ou des choses incroyables, mais je m'en fiche, je ne le saurais jamais et je n'ai pas la moindre envie de le savoir. Ce détail qui tue est malheureusement commun à un très grand nombre de films amateurs (bien qu'étudiants, vous admettrez modestement que en faites encore un peu partie). Face à un jury compétent, il faut marquer les esprits de personnalités diverses qui ne vous connaissent pas. Dans l'absolu et dans l'idéal, il faudrait que, même si votre film est le premier parmi 50 ou 100 ou plus qui sont en compétition, le jury ait retenu le vôtre (Je ne dis pas que votre film n'a aucune chance). Je ne juge pas le film comme une production destinée à la compète, mais comme tous les films amateurs que j'ai pu voir.

Je pourrais garder cela pour moi, comme un égoïste. Vous pouvez prendre ces mots et ces soit-disant conseils (d'un parfait débutant) pour de la soupe et en faire ce qu'il vous plaîra, mais vous ne pourrez pas nier que cela part d'un bon sentiment et d'une bonne intention de ma part. Ce n'est pas une leçon, c'est effectivement une critique (généreuse, dévouée et désintéressée), gracieuse et en libre service (à saisir ou ignorer). Je propose mon grain de sel si quelqu'un de vous le veut bien.

Je suppose que tu es Julien Delacre (qui a répondu aux avis publics) et je serais intéressé de connaître ta critique perso et sincère sur le film.

Désolé pour la dalle.

Jean-Charles Oberlé,
Association des Mauvais Artistes

Delacre 31/10/2007 14:41

Merci d'avoir mis ce film en ligne. Bon je préfère le voir sur un écran de cinéma (rien que pour ce détail, les 48h ca vaut le coup !) plutôt que sur un écran u-tube.
Grand plaisir à faire ce film : pas facile avec 2 nuits blanches mais on a rendu en temps et en heure le produit fini. Bravo à tous.

Mon avis personnel sur ce film :
_ Gros souci de mixage à mon sens ce qui rend les dialogues, malheureusement, inaudibles à certains moments. D'autant plus frustant que les deux acteurs sont bons.
_ Musique trop "explicative" dans le sens où elle raconte l'action à la place de la situation. Mais dans la mesure où celle-ci a été faite sans els images et placées (hélas) à la va vite, peut pas faire mieux.
_ Dernier plan coupé trop tard.

Bien sympathique à voir tout de même : vivement l'année prochaine.

"Attention spoiler pour ceux qui l'ont pas vu"
Réponse aux commentaires. Déjà merci de ces derniers.
_ Fab : entièrement d'accord sur les plans de coupe au début du film. c'était prévu. Le temps et les plans qu'on avait (jugés médiocres) ne nous ont pas permis de le faire.

Non pour l'ordre alphabétique : c'était un projet d'Alban à la base, c'est normal que son nom aparaisse en 1er. Détail....

_ réponse pour préciser : à AUCUN MOMENT la voiture ne roule ! Dès le début du film, l'embouteillage commence (on entend les warnings si vous prêtez l'oreille + la réaction de Joelle se prete à un début d'embouteillage +
c'est un flash-back à la station service + conséquence du plan final coupé trop tot + le titre du film).

_ Jean-Charles : merci pour ton pavé mais la théorie explicative que tu met ici : 1)on la connait donc on s'en passerait bien car elle est valide pour tout film et du coup, on aimerait avoir ton avis et pas une théorie généralisée et 2) dans les conditions d'un film en 48h avec une équipe mi-amateur mi-pro, afin que chacun se fasse plaisir, il faut des compromis. "Point mort" en est un mais il aura été rendu en temps et en heure. Et je ne pense pas qu'il soit le plus mauvais de la compétition. Désolé mais ton message est de la masturbation de cinéphile entendu et répété en université de lettres (que j'ai fais). La pratique sur le terrain avec des êtres humains en est la clé et la réponse. Car, au final, je ne sais même pas ce que tu penses de "point mort" si ce n'est que le climax du deuxème acte autrement appelé le dévellopement, n'est pas mis en valeur puisque le conflit du noeud dramatique n'est pas résolu.

Et bin....heureusement qu'il y'en a qui pensent et qu'il y'en a qui font ! Désolé j'ai rien contre toi, c'est juste que je méfie des critiques. Vive les amis et spectateur lambda qui disent SIMPLEMENT ce qu'ils pensent du film en bien ET en mal.

A bon entendeur.

(Pub pour mon site : http://loindetout.anthessia.fr/)
Merci Alban !!

Jean-Charles Oberlé 23/10/2007 21:21

A l'instar des autres vidéos de l'auteur, il y a un seul point mort que je soulignerais et qui massacre presque tout le bon boulot qui a été fait: la narration. Depuis bien longtemps et dans tous les types de rédactions, il doit y avoir un plan clair (d'où l'intérêt de disposer d'un synopsis concis et clair lui aussi). L'intro commence par une accroche qui, comme son nom l'indique accroche le spectateur. Celui-ci doit très rapidement être plongé dans l'histoire et surtout, il ne doit pas avoir envie de "décrocher" (cela semble on ne peut plus évident). C'est bien là une chose difficile. Lorsqu'on créer un projet, on ne le voit pas de la même manière au final que les spectateurs. Il faut imaginer que l'on s'adresse à un parfait inconnu pour être reçu par le public le plus large dans une cible définie. Ensuite, vient la problématique. Tout de suite après l'intro, elle expose le problème posé. Rapidement, il faut que le spectateur sache de quoi l'histoire va parler, au moins un petit peu. On présente le Qui, le Quoi, le Où, le Comment et un peu du Pourquoi. Pour un histoire, il serait dommage d'annoncer le plan. L'introduction établit la situation initiale dans la syntaxe narrative: il situe le spectateur dans l'action, la scène, l'histoire. Il est naturellement évident que l'annonce du plan gâcherai la surprise. Dans un sujet d'imagination, cette étape devient ce que l'on appelle: l'élément perturbateur, qui permet d'enchaîner sur le développement (partie qui normalement doit être la plus longue). On va alors aboutir à une série de rebondissements ou d'aventures qui vont permettre aux héros de résoudre la problématique et d'apporter une réponse cohérente avec ce même problème posé (action réparatrice et éventuellement fait moralisateur). La situation finale est la conclusion de l'histoire. Elle présente les conséquences de l'histoire une fois le problème résolu. Enfin, on peut éventuellement ouvrir la sujet ou même le débat. La durée de chacune de ces parties est relative à la durée totale du film (par rapport à sa durée réelle : temps inscrit sur la timeline - 6:07 par ex. - ET par rapport au rythme : temps subjectif - 1 après-midi par ex.). Le développement devrait représenter environ les 3/4 du film au minimum, soit à peu près 4:30 dans ce cas, ce qui laisse 1:30 au total pour introduire (et donc accrocher et présenter la problématique) et pour conclure. Je dois avouer honnêtement que si j'étais tombé sur cette vidéo par hasard et que je n'en connaissais pas l'auteur, je ne garanti pas que j'aurais regarder la vidéo jusqu'au bout. Tout s'explique à la dernière minute, les 5 premières restant vagues. On est perdu, on ne sait pas ou on est et ce qui se passe. Je sais bien que ce n'est pas évident et que c'est le problème d'un grand nombre d'amateurs, mais c'est ce qui différencie aussi un travail plus pro de celui du novice. C'est aussi ce qui fait que l'on arrive parfois à regarder des films pas terribles jusqu'au bout: on est accroché, on a envie de savoir ! C'est facile de critiquer, je sais, je ne prétend pas du tout être capable de faire mieux. Je ressors mes cours de français du collège, car ce sont des règles qui influencent forcément la qualité du produit. Les plus grands auteurs les ont exploitées, il faut en faire autant, c'est indispensable. Et puis, ce n'est pas pour critiquer que j'écris cela, mais en tant que réalisateur et scénariste en herbe, j'estime toujours bon de recevoir les avis de personnes étrangères au service. Même si elles ne sont pas les douces à entendre ou à lire, ce sont en général les plus objectives (forcément) et les plus sincères. C'est bien là l'avantage majeur et l'utilité du blog Alban lui même l'avais écris en ouverture). Et c'est dans ce même état d'esprit que je m'exprime. C'est comme dans le sport, il faut s'entraîner efficacement pour s'améliorer. En tout cas, après avoir vu ce film, je crois encore davantage en Alban et j'espère qu'il continuera à progresser de cette façon. On n'arrête pas le progrès (surtout en art) et c'est tout à son honneur. C'est en tout cas, tout le mal que je lui souhaite. Désolé pour le pavé !

Milka 21/10/2007 12:43

J'ai trouvé ça très très bien. Contrairement aux autres commentaires, j'ai bien compris l'histoire, sauf la fin en fait.
"Attention spoiler pour ceux qui l'ont pas vu"
En fait je comprend pas ce qu'ils font à la fin, s'ils sont dans un embouteillage depuis longtemps, et ce que vous voulez dire (je suis pê bête hein).
Un bravo aux acteurs, car, de tous les films que tu as mis sur ton blog, je trouve que c'est ceux qui jouent le plus juste, et on y croit beaucoup plus.
Donc, bravo.

Moun 20/10/2007 14:48

Bon j'ai dû le regarder 2 fois pour comprendre. L'histoire est intéressante et bien structurée surtout bien filmée.Je félicite l'équipe pour son bon boulot et je lui souhaite bonne chance pour la projection. Bisous.