Cannes : on approche de la fin...

Publié le par Alban

Bonjour à tous !

 

Nous voilà à deux jours seulement de l’annonce du palmarès du 60ème festival de Cannes, alors je trouvais judicieux de faire le point sur les films projetés ces derniers jours.

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« De l’autre côté » de Fatih Akin, jeune réalisateur de 33 ans déjà auteur de 5 longs-métrages, a remporté un grand succès à Cannes après la projection en compétition officielle de son nouveau film. Ce dernier, traitant de la complexité du monde qui engloutit les individus dans l’indifférence, chaque pays restant conforme à ses spécificités et luttant pour les préserver. On assiste à la lutte de certains personnages pour s’extirper de cette toile. Le film est dur et poignant, et a été très acclamé par les journalistes et le public à la fin de la projection. On risque bien de retrouver le film au palmarès ce dimanche.

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« L’homme de Londres » de Béla Tarr était un des films les plus attendus de la compétition. Il faut dire que le film a bien failli ne pas voir le jour suite au suicide du producteur Humbert Balsan. Béla Tarr ne déçoit pas sur le côté formel : noir et blanc magnifique, perfection des cadres, travail sur le temps et la durée intrinsèque des plans. Cependant, le film a été sifflé à la fin de la projection… le film n’est pas « facile » et la fatigue se faisant largement sentir en cette proche fin de festival il n’est pas étonnant que la plupart des journalistes ce soit endormis… Ceci dit, rien n’est joué… Il n’est pas exclu de retrouver Béla Tarr au palmarès peut-être pour un prix de la mise en scène.

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« Persepolis », seul film d’animation en course pour la palme d’or. Exit les grosses machines d’animation en 3D, Persépolis est un film en 2D et en noir et blanc (à l'exception d'une séquence en couleurs). L’esthétique du film est très créative et le casting vocal est de très haut niveau. Le film fait beaucoup rire mais informe aussi sur la culture iranienne. Marjane Satrapi réussit donc son coup, remportera-t-elle un prix ?

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« Alexandra », nouveau film d’Alexandre Sokurov a beaucoup ému les festivaliers et se place en position d’outsider pour le palmarès de dimanche. On attendait un scandale, dû au fond politique du film mais il n’en est rien car Sokurov préfère se concentrer sur le drame humain qui siège plus que de trop s’impliquer politiquement. Travaillant l’invisible et le sous-texte, une certaine poésie et un certain espoir se dégage du film. Sokurov est bien parti dans la compétition.

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« Secret sunshine » de Lee Chang-Dong est le deuxième film coréen présenté à Cannes. Son sujet est difficile car on nous invite à suivre le retour d’une veuve dans la ville de province qui a vu naître son mari. Accompagnée de son fils, elle entame un travail de deuil tout en essayant maladroitement de s’intégrer à la population. Pianiste de formation, elle subsiste en donnant des cours de piano. Tout bascule le jour où son enfant est kidnappé et tué… Malgré les craintes que l’on pourrait avoir le film ne sombre pas dans le pathos. Le film semble opérer un étrange mélange des genres tout au long des 2 heures 22 du film passant de certains moments de comédie, au thriller et au drame. Et même si le film peut parfois ennuyer à cause de sa longueur, on ne décroche pas un instant, l’action étant constamment relancée. Mais le point fort du film c’est l’actrice Do-yeon Jeon qui compose ici une interprétation incroyable. Un possible prix d’interprétation féminine ? Réponse dimanche.

 

Bon eh bien, je vous laisse pour le moment, @ demain pour d’autres news, les premiers verdicts (notamment des compétitions parallèles) étant déjà en train de tomber.

Publié dans Festivals

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