Cannes : cérémonie d'ouverture

Publié le par Alban

Une soirée d’ouverture exceptionnelle !

Diane Kruger a fait un beau discours, malgré quelques bafouillages dûs probablement au stress. Ou bien peut-être pas comme en témoigne le blocage de quelques secondes sur la phrase "Chaque année" peut-être l'analogie avec la phrase "Cha CANET" l'a-t-elle un peu troublée... Plaisanterie mise à part la cérémonie valait son pesant de pellicule.Pour la première fois nous avons eu droit à un extrait de chaque film en compétition, et on peut désormais confirmer que la compétition évoluera bel et bien dans la catégorie poids lourd.

 

A été projeté à l’occasion également le court-métrage de David Lynch (yes !) intitulé ABSURDA et extrait du film collectif « Chacun son cinéma » (du moins je le suppose) qui sera projeté à Cannes le 20 mai et diffusé en simultané sur Canal + (En crypté ! Bouh !). Cependant, pas de panique car le film sera commercialisé en DVD dès le 25 mai pour la (modique ?) somme de 20 euros.

 

Le court-métrage était absolument fabuleux et si je ne m’y méprends pas avait comme un des thèmes la porosité de l’écran de cinéma, sa dimension psychanalytique et révélatrice, l’écran sur lequel sont projetés nos fantasmes, nos émotions, notre histoire. Il est un reflet de nos pulsions enfouies, parfois cauchemardesques et nous met face à ces dernières et à nos actes les plus inavouables. Formidable, en 3 minutes le style du cinéaste était aisément reconnaissable dans ce plan séquence de 3 minutes en plan fixe, jouant sur une mise en abyme astucieuse qui est en fait la mise en abyme du cinéma de Lynch lui même. Dans la veine d'Inland Empire, le court est d'excellente qualité. Décidément le maître n'aura jamais fini de nous étonner...

Du côté projections, "My blueberry nights" divise au niveau critique (certains sont mitigés, d'autres enthousiasmés) mais globalement tout le monde s'accorde à dire que le film fait une très belle et élégante ouverture pour ce 60ème festival.

La projection presse de "4 mois, 3 semaines et 2 jours" de Cristian Mungiu a également eu lieu et visiblement le film ne laisse pas indifférent. Il traite des avortements illégaux en Roumanie dans les années 80. Visiblement touchant et remuant (psychologiquement assez dur) le film n'en est pas pour autant complaisant. Un départ plutôt bon donc.

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